Comment a débuté THP ?

Comment a débuté THP ?

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par Guillaume Rochard, Content writer
19 août 2021

L'histoire de Fabien, qui a participé à la session Alpha de THP

Apprendre l'informatique pour changer le monde

Toutes les semaines, l'émission Les casseurs de Code, donne la parole à des personnes qui ont appris le code pour ajouter une corde de plus à leur arc, de concrétiser des idées, de laisser libre cours à leur créativité, d'acquérir un état d'esprit. Ces personnes n'avaient pas toute vocation à devenir dev. Mais toutes ont découvert de nouveaux horizons et de nouveaux métiers. Comme dirait l'autre :

Code isn't the thing, it's the thing that gets us to THE thing.

L'histoire de Fabien, qui a participé à la session Alpha de THP

Voici la retranscription de l'épisode de Fabien, qui a fait THP en 2017. L'épisode est disponible au format audio à cette adresse. Et la retranscription ci-dessous :

Relire le chapitre 14

Comment a débuté THP ? : Chapitre 15

Félix

Salut Fabien

Fabien

Salut Félix

Félix

Donc disclaimer, Fabien a fait la session zéro de THP, donc la toute première, celle où j'ai appris à coder avec une bande de fous qui m'ont appris à coder.

Donc c'était en janvier 2017, qui étais-tu avant ?

Fabien

J'étais à la recherche de trucs cool à faire. Je scannais les meetup et je suis tombé sur toi qui lançait la première session de THP. C'était vraiment quelque chose qui était en train d'être construit, donc je trouvais ça très sympa et je me suis lancé. En fait, ça tombait à un moment de ma vie où je terminais ma première vie.

Félix

Quelle première vie ?

Fabien

J'ai une première vie de chercheur. J'ai fait 7 ans de physique nucléaire. Ce que je faisais, en gros, c'est de la fusion. Je fabriquais un peu les dernières cases du tableau de Mendeleïev, celui qu'il y avait d'accroché dans la salle de classe quand tu étais petit.

Donc j'étais au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), ensuite le CNRS, je suis passé aussi par l'Université de Strasbourg et le grand accélérateur d'ions lourds à Caen. J'ai beaucoup travaillé en Russie, en Finlande, aux USA ...

Et voilà ça, c'était pour ma première vie. Si j'avais dû continuer dans la recherche, on va dire que je m'enfermais un peu dans une sorte de thématique très ingénieur. Qui est en fait de l'optique bionique, ce que je faisais c'était modéliser des séparateurs et faire du transport ionique d'ions dans des champs électromagnétiques complexes. Ça m'a passionné un temps, mais je ne me voyais pas non plus faire toute ma vie sur ces choses-là. On va dire que ça m'a donné une casquette sur la gestion de projet avec une dimension internationale, cette pluridisciplinarité où tu touches de la théorie et de l'instrumental.

J'ai fait de l'analyse de données, donc beaucoup de code du C++, Java, Python. Je suis rentré dans le code aussi à travers mon parcours de chercheur. Et voilà, quand j'ai fait THP, j'ai pu m'ouvrir à une autre dimension du code.

Félix

Mais alors tu as appris à coder avant de faire THP, et tu as fait THP pour apprendre à coder ?

Fabien

Il y a tout un monde, il y a plein d'univers, c'est des univers parallèles. Tu as les tous les stack Web : HTML, CSS et JavaScript. Toutes ces choses-là, je n'y ai jamais touché.

J'avais cette curiosité de découvrir les technos web, surtout parce que c'est des technos indispensables quand on veut avoir une présence, monter un business, une startup. Il y avait cette motivation-là, le côté innovation dynamique startup.

Et également l'émulsion que tu peux avoir à travers une communauté, une dynamique d'apprentissage. C'est ça qui m'a beaucoup plu. THP, c'est une philosophie avant d'être une école.

Félix

Donc tu as fait la session Alpha THP, la toute première. C'était comment ? Comment tu as découvert THP?

Fabien

Je scrollais sur Meetup. Je suis un animal social, j'arrive pas à rester chez moi. J'ai envie de faire tous les soirs des meetup, des apéros et aller chercher les événements sympas. Et je suis tombé sur le tien, je suis venu par curiosité, tu proposais un ovni à l'époque.

Tu proposais à tout le monde d'apprendre le code sur une formation de 12 semaines. Et cette dimension communautaire d'entraide, c'est à dire qu'on va pas être tout seul à apprendre sur son PC, mais ensemble, dans un même endroit ou avec des outils de collaboration comme Slack. Et ça c'était sympa parce que travailler c'est une chose. Apprendre il faut une dynamique, une satisfaction à apprendre des choses, à satisfaire sa curiosité. Et le fait finalement d'être dans une ambiance où tout le monde penche sur les mêmes problèmes, tout le monde fait un parcours d'apprentissage où si tu bugges tu peux aller voir ton voisin. Et en l'occurrence mon binôme c'était toi.

Félix

On a fait la formation il y a 4 ans, les gens veulent savoir les potins. Ça s'est passé comment ?

Fabien

C'était très roots. Tu construisais des choses parce que c'est toi qui étais le capitaine du navire vraiment au fil de l'eau. On a commencé du coup à l'incubateur Nouma, tu avais Lydia pour payer les peintes et récompenser une journée de code. On était sur des journées de 8 heures de code. C'était intense.

Félix

Donc qu'est-ce que tu as fait après THP ?

Fabien

J'ai eu une opportunité de CDI et je suis passé à ma deuxième vie de Tech Transfert Manager. Pour l'anecdote, il se trouve que THP, je trouvais ça très sympa quand je l'ai fait et je n'ai pas eu une utilisation immédiate dans cette deuxième vie et je ne savais pas à quel point par contre ça allait me servir dans ma troisième vie dont je parlerais plus tard. C'est là où je pourrais expliquer à quel point ça m'a été utile.

En gros pour faire simple mon job c'était d'aller dans les laboratoires de recherche publics, de parler avec des chercheurs, de sourcer des nouvelles technos à partir de nouveaux résultats. Si je voyais qu'il y avait un potentiel de valorisation, j'allais rassembler des équipes avec des ingénieurs en propriété industrielle, des juristes pour clarifier les contextes contractuels et des business analyst et business développeur. Tous ensemble, on structurait ce qu'on appelle des programmes de maturation technologique. L'idée c'est de pouvoir faire passer une techno de la tête jusqu'à des environnements de plus en plus réalistes, à simuler et ensuite réaliser. C'est à dire que mon travail peut se résumer comme créer des start up deep-tech.

La deep-tech par définition c'est des projets avec des barrières à l'entrée, des barrières à l'entrée qui sont par exemple en termes de propriété intellectuelle. Un brevet est une barrière à l'entrée. Des barrières liées à la difficulté d'industrialisation, des barrières liées au time to market, des barrières de compétences étant des expertises que tout le monde n'a pas.

Félix

Et alors la troisième vie ? Qui es-tu aujourd'hui ?

Fabien

Ce que je fais, c'est que je capitalise sur mon passé. Je suis dans une nouvelle structure. On peut résumer ça comme une sorte de corporate startup studio spécialisé dans le transfert technologique (deep-tech) et en même temps le développement de produits complexes. Dans le sens où on ne va pas que faire de l'ingénierie de projet, on va aussi avoir un rôle très opérationnel sur le développement de MVP ou sur du prototypage rapide.

Félix

Tu as dit que l'apprentissage du code avec THP a servi pendant ta troisième vie ?

Fabien

Je dirais que l'enjeu c'est d'être capable de communiquer, d'être une sorte de traducteur entre différents langages, entre différents mondes. J'ai commencé la recherche en voulant être journaliste scientifique, capable de parler à plein de gens. Quand j'ai fait du transfert technologique. Pareil, je parlais à des ingénieurs brevets, à des juristes, à des devs. Voilà toujours ce côté un peu à l'interface entre différents champs, entre différents langages.

En fait, ce que je trouve intéressant dans THP, c'est pas forcément l'idée d'aller vers des postes de développeurs parce que je pense que ce n'est pas en quelques mois, il faut vraiment y prendre goût. Mais je pense pas que la portée de THP en termes de perspectives d'embauche se limite aux dev. Ce que je pense, c'est que tu apprends aussi à parler une langue, t'apprend quand tu vas monter ton projet, à savoir qu'on est en train de t'enfumer, qu'on te dit qu'il va prendre x mois alors que finalement, c'est la moitié. T'es capable de pouvoir gérer un projet IT. Et pour moi, ça fait partie des compétences clés d'un entrepreneur. Et c'est ça que je trouve riche.

Un profil THP je trouve ça intéressant parce que typiquement, c'est un porteur de projet, peut être un futur entrepreneur qui finalement a une vision enrichie, qui devient et qui devient finalement un interlocuteur pertinent pour nous.

On va être capable de bosser ensemble. On va être capable de lui proposer toute une équipe pour pouvoir monter son projet, faire son MVP, aller sur le marché le plus vite possible. On travaille aujourd'hui avec un ancien de THP. C'est un projet avec l'IA et du Machine Learning. Donc c'est quelqu'un qui ne va pas forcément développer mais qui prend énormément de plaisir à pouvoir interagir avec des développeurs.

Félix

Merci Fabien pour ce témoignage très enrichissant !

Fabien

J'étais ravi que tu m'invite pour pouvoir échanger. Et au-delà de ça, je dédie une partie de mon temps pour faire du coaching gratuit sans objectif commercial. Si vous avez des projets, si vous voulez vous challenger, faire des accords de confidentialité, je suis totalement ouvert pour pouvoir échanger sur les projets et essayer d'apporter de la valeur. C'est une proposition que je fais aux auditeurs et surtout à toi Félix, par rapport à cette belle réussite. Je suis vraiment impressionné.

Lire le chapitre 16

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