Comment devenir Digital Nomade avec le code ?

Comment devenir Digital Nomade avec le code ?

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par Guillaume Rochard, Content writer
30 juillet 2021

L'histoire de Paul, qui a couplé la compétence du code à sa passion pour le design

Apprendre l'informatique pour changer le monde

Toutes les semaines, l'émission Les casseurs de Code, donne la parole à des personnes qui ont appris le code pour ajouter une corde de plus à leur arc, de concrétiser des idées, de laisser libre cours à leur créativité, d'acquérir un état d'esprit. Ces personnes n'avaient pas toute vocation à devenir dev. Mais toutes ont découvert de nouveaux horizons et de nouveaux métiers. Comme dirait l'autre :

Code isn't the thing, it's the thing that gets us to THE thing.

L'histoire de Paul, qui a couplé la compétence du code à sa passion pour le design

Voici la retranscription de l'épisode de Paul, qui a fait THP en 2018. L'épisode est disponible au format audio à cette adresse. Et la retranscription ci-dessous :

Relire le chapitre 3

Comment devenir Digital Nomade avec le code ? : Chapitre 4

Félix

Bonsoir Paul

Paul

Bonsoir Felix

Félix

Merci beaucoup d'être là ce mardi soir pour répondre à mes petites questions sur toi, ton profil, ton parcours, ton aventure.

Qui étais tu, Paul? Pourquoi as-tu fais THP ?

Paul

Avant THP, j'étais un voyageur qui savait pas trop ce qu'il voulait faire, à part continuer à voyager. J'ai toujours été un peu passionné de nouvelles technologies et donc, par extension, de code. Ça a toujours été quelque chose qui gravitait autour de moi et j'avais envie de continuer à voyager, de peut être vivre de ça? C'était quelque chose qui était assez loin de moi au final, mais qui était toujours un peu présent. Je n'étais pas vraiment dans ce monde là, mais il était toujours autour de moi. J'y pensais beaucoup.

Félix

Donc, au cours de tes voyages, t'as rencontré des personnes qui avaient l'air d'avoir la vie de digitale nomade et ça t'as inspiré de faire du code un peu autour du monde ?

Paul

J'ai rencontré pas mal de personnes qui voyageaient et qui travaillaient en même temps. C'était beaucoup en Thaïlande où j'ai vu des gens qui étaient posées dans une auberge de jeunesse, les pieds dans le sable, qui avaient leur ordinateur et pas mal d'entre eux faisaient du développement. J'ai beaucoup discuté avec ces personnes là. J'ai rencontré des gens assez inspirants. Je me suis dit, ça peut être un mode de vie qui me plairait, qui me rendrait heureux.

Félix

Parce que tu avais envie de voir des nouveaux paysages ou c'était le mode de vie digital nomade qui t'intéressait ?

Paul

C'était le mode de vie de constamment voir des nouvelles choses, de rencontrer des nouvelles personnes, d'être dans des nouveaux endroits et en même temps, d'être capable d'avoir une spécialité et un métier qui était actuel et qui avait un futur intéressant.

Félix

Donc tu voyageais,  t'en était où à ce moment là dans ta carrière ? T'avais quel âge ? Tu avais fait quoi comme travail?

Paul

2018, je devais avoir 23 ans, j'avais fait pas mal d'études particulières et différentes en commençant par de l'informatique, qui ne m'a pas vraiment plu. C'était de l'informatique dans une cave, vraiment dans une cave. Ennuyant, derrière mon ordinateur, les rideaux fermés. C'était vraiment sous terre. On voyait rien du tout. C'était dans le noir constant et il y avait cette volonté là de voir le jour et d'expérimenter de nouvelles choses. Donc, je me suis dirigé vers STAPS, qui n'a rien à voir.

Ce qui m'intéressait là dedans, c'était les sciences et quelque chose de vraiment différent de l'informatique,  de voir des nouvelles choses, de rencontrer des nouvelles personnes, des nouveaux profils. Ça m'a beaucoup plu, mais je me suis rapidement ennuyé au bout de trois ans. Je me suis dit que c'était pas ce que je voulais faire. Ce que je veux faire, c'est continuer dans la science et pousser plus loin les choses dans la science. J'ai donc fait un master en psychologie cognitive.

C'est les sciences du fonctionnement du cerveau. En gros, d'abord concentré sur le sport et puis rapidement tourné sur les nouvelles technologies et l'informatique vers un champ que je ne connaissais pas à l'époque, l'expérience utilisateur et le UX design.

Félix

Et donc, avril 2018 tu commences THP. Ça c'est passé comment ces 3 mois?

Paul

C'était assez incroyable, c'était une formation qu'on m'avait conseillé et qui m'attirait beaucoup dans la manière de faire, d'être de qualité mais aussi d'être familial et une volonté de bien faire les choses. D'un partage d'expériences, il y avait l'attrait de l'expérience plus que quelque chose de scolaire et en fait, c'est ce que ça a été.

THP, au delà de tout ce que tu apprends, t'as aussi tout ce que tu vis. Il s'est passé énormément de choses. Il y a eu les apéros jusqu'à tard le soir, les séances de code en short, posé en extérieur au soleil avec une bière à la main. Il y a eu des franches rigolades et beaucoup, beaucoup de rencontres. Les rencontres qui ont d'ailleurs duré jusqu'à maintenant. J'ai rencontré ma copine là bas, ça fait 4 ans dans quelques jours, que j'ai rencontré ma copine chez THP. On a vécu énormément de choses. On a même voyagé par la suite ensemble pour continuer un peu dans mon voyage. Et j'ai des amis aussi, de très bons amis qui font maintenant plein de choses différentes, de la sécurité, des entrepreneurs, etc. Et c'est des profils que je ne pense pas que j'aurais rencontré en dehors de THP, mais avec qui j'ai forgé des amitiés assez profondes de par le format de THP et la manière dont on communiquait ensemble dans cette formation.

Félix

Comment ca par le format ? Par la pédagogie ?

Paul

Exactement, la pédagogie et la manière qu'on avait de se corriger les uns les autres par exemple. De l'entraide qui était quelque chose de primordial, le fait de devoir travailler ensemble. Mine de rien, ça forge beaucoup, beaucoup d'amitié parce que tu es constamment en train de corriger des gens, d'apprendre des gens et t'es à la fois le professeur et à la fois l'élève. Il y a un attrait énorme là dedans parce que tu partages et tu reçois beaucoup aussi. Et puis, il y a le fameux projet final dans l'aventure.

Félix

Ca c'est passé comment pour toi?

Paul

Ca s'est très bien passé. Si je devais le remettre dans le cadre de mes études,  c'était une des meilleures aventures que j'ai eu. Parce que bon, déjà, on ne va pas se mentir, il y a une bonne grosse partie de tes études qui est pas forcément folichonnes et t'as pas forcément envie d'apprendre à ce moment là, t'as envie de faire la fête. Et là, on arrivait à concilier un peu des deux. Ce projet final de trois semaines, on a décidé de le faire tous ensemble, dans mon appartement. On était cinq, six et on est tous restés pendant trois semaines ensemble à coder, à réfléchir, à rire, à s'engueuler aussi parfois. Et franchement, c'était assez incroyable parce que c'est à ce moment là où j'ai eu des colocs pendant trois semaines, avec qui je travaillais, certes, mais avec qui je partageais tout ce qui pouvait me passer par la tête. On a fait du sport ensemble. On a fait des apéros ensemble, des sorties ensemble, etc.  Et c'est ces gens là aujourd'hui qui sont restés dans ma vie. J'ai appris des compétences par rapport au code, mais j'ai aussi rencontré des personnes et c'est quelque chose qui a pas vraiment de prix.

C'est avant tout une aventure humaine. Au delà de toutes les compétences, parce que les compétences on s'y attend quand on fait quelque chose comme ça, c'est ce qu'on vient chercher. Mais l'aventure humaine qu'il y a là dedans tu ne viens pas forcément la chercher, et tu trouves quelque chose auquel tu t'attendais pas du tout, des gens qui vont devenir des gens importants. Je ne parle pas uniquement de ma copine, mais je parle de Baptiste, avec qui on fait du sport tous les week-ends ensemble. Ça fait pourtant quatre ans qu'on s'est rencontrés et c'est toujours quelqu'un qui est proche de moi et je le vois toutes les semaines.

Félix

Tu disais tout à l'heure que c'était des gens que tu n'aurais pas rencontrés ailleurs, parce que la formation a plein de profils différents ?

Paul

Il y a énormément de profils très variés, des gens qui viennent chercher des choses complètement différentes dans cette formation là. Et c'est ce qui n'est pas forcément le cas d'une étude particulière, d'un lieu particulier ou d'une licence particulière, où tu as des profils qui sont quand même assez semblables. Là, c'est des gens qui viennent chercher à apprendre à coder, à comprendre des développeurs, à monter leur entreprise, etc. Donc des profils vraiment très variés et qui ont chacun leur spécificité. Pas forcément des gens que tu croises dans la vie de tous les jours. L'entrepreneur, tu vas pas le croiser quand tu es comme moi, un master de recherche en psychologie cognitive. Et pourtant, là, chez THP t'es capable de les rencontrer et d'être motivé aussi par ces gens là, d'apprendre des nouvelles choses que je n'aurais jamais soupçonné.

On se rassemble tous autour du code. Parce que depuis tout à l'heure on parle de l'aventure humaine, mais on n'a même pas encore parlé de code. Au final, c'est un peu ce que c'est. THP, le code c'est l'apprentissage. Mais t'as tout ce qui gravite autour, le code va être vecteur de frustrations que tu vas pouvoir résoudre en mélangeant un peu ton cerveau avec celui des autres. Donc l'entraide. Le code va créer des choses dont tu pourras être fier et tu pourras le partager avec les gens. Il va te permettre d'apprendre des choses aux gens, que les gens t'apprennent des choses, etc. C'est vraiment l'outil qui t'enrichit toi même, qui enrichit les autres et ça fait une émulsion de contact avec les gens et c'est vraiment ça qui est hyper intéressant.

Félix

Tu me permets de faire une transition assez magnifique sur l'après THP.  T'as fait THP pour faire digital nomade, pour faire dev, comment ça s'est passé ?

Paul

J'ai fait THP pour faire pour faire du digital nomade. Je me suis dit que avant de commencer à voyager et de vivre du code, j'avais besoin de me former un peu plus et d'être capable de prendre des sujets à bras le corps tout en étant en Nouvelle-Zélande, par exemple, pendant que mon client est en Allemagne. J'ai donc commencé à bosser dans une entreprise en tant qu'intégrateur développeur front. A partir de ce moment là, j'étais plutôt déjà orienté même si j'avais fait du full stack, je m'étais orienté vers plutôt tout ce qui était front, la partie visible du site Internet.

C'est la partie visible du site Internet, qui n'est pas tout le système qui se passe derrière, mais plutôt ce que tu vas transmettre aux gens. Donc, on revient un petit peu aussi à mes études de l'expérience utilisateur. La partie visible que le site transmet à l'utilisateur et c'était vers ca que je voulais me diriger. C'est ça que j'ai commencé à faire dans cette boite là. J'ai bossé 6-7 mois là dedans avec grand intérêt. Et puis rapidement, je me suis dit qu'il y avait quelque chose que j'aimais bien aussi là dedans, c'est le fait de gérer un projet, prendre des directions, pouvoir donner des directions aux gens... Cet aspect gestion, mais toujours en gardant cette partie technologique. Dans la même boite j'ai évolué et je suis devenu product owner, spécialisé en design. Donc j'avais à ma charge tous les projets qui étaient liés au design et je transmettais aux équipes Front les directives sur ces projets là.

Félix

Pourquoi faire ce passage du code au product owner? Est ce que c'était par passion? Par volonté? Par contrainte?

Paul

À l'époque, c'était plutôt par curiosité. Dans mes études, ça se ressent quand même pas mal. Je suis assez curieux des nouveaux trucs. Et je me suis dit pourquoi pas? Pourquoi pas avoir cet aspect gestion là? L'aspect production est hyper intéressant, mais pourquoi pas me diriger vers la gestion de projet, la gestion d'équipe, donner des directives,  apprendre des équipes de design et pouvoir transmettre une manière de gérer les choses ... Ce genre de choses là ça m'intéressait et j'étais curieux en fait. C'était la curiosité de tout simplement.

Félix

Donc t'as bossé pas mal de temps en tant qu'intégrateur et puis après en tant que producteur owner, spécialiste du design. Et maintenant, qui est le Paul d'aujourd'hui ?

Paul

Aujourd'hui, ça m'a mené vers un métier que je ne connaissais pas vraiment à l'époque, qui est un métier un peu underground, on n'en entend pas trop parler. Ca s'appelle le product design. Le product designer, c'est quelqu'un qui est en charge de l'expérience utilisateur d'un produit entier, qui est en charge du design d'un produit entier et qui est en charge aussi de faire vivre ces deux choses là, à la fois ensemble et à la fois avec toutes les autres équipes.

Donc, on retrouve un peu cette partie product owner où je dois transmettre des choses. Là, je dois transmettre ma vision du design, ma vision des interfaces avec les autres équipes et je ne m'arrête pas uniquement à la production. Mais je gère toujours des projets de design. J'ai en charge plusieurs produits et ces produits là sont des produits qui doivent évoluer avec la vision de la boîte en terme de design, mais aussi avec la vision de toutes les autres équipes. Que ce soit les besoins en tant qu'équipe de code, qu'équipe légal, etc. Donc je dois un peu concilier tout ça et faire que ça se rencontre et que ça se retrouve sur tous les produits de manière visuelle.

Félix

C'est du design qui est plutôt, comme tu dis, visuel ou de la user experience?

Paul

Alors, il y a deux aspects proéminents dans mon métier. Il y a l'aspect ergonomique, donc l'expérience utilisateur où l'on va placer les éléments qu'on retrouve sur une page. On va essayer de faire en sorte que, par exemple, l'utilisateur réfléchisse le moins possible, de le guider et surtout de rendre les choses utilisables. L'utilisabilité, c'est la manière dont le produit va être agréable à utiliser. On doit prendre du plaisir. Il va inciter de la joie. Il va être facile, il va être compréhensible. Tout ça, c'est la partie expérience utilisateur vraiment créée pour l'utilisateur.

Et il y a aussi la partie design pur et dur où c'est du visuel, du choix de couleurs, du choix des iconographies (les petits visuels que tu vois sur les sites), du choix d'illustration, du choix de direction artistique aussi : la direction qu'on veut prendre dans la manière dont on va communiquer sur le site Internet ou les réseaux sociaux par exemple.  La transmission de notre vision du design prend énormément d'importance parce que c'est de la communication visuelle. C'est l'aspect vraiment pur design, où je vais choisir des couleurs dégradées, des icônes et mélanger tout ça avec l'UX.

Félix

Est ce que c'est tes études qui t'ont permis de donner ça ou bien tu as acquis ça au fur et à mesure des années, en fonction de ta passion ?

Paul

La partie utilisateur et expérience utilisateur, c'est une rémanence de mes études dans laquelle j'ai fait des études sur l'ergonomie, la manière dont le cerveau humain conçoit les choses et les comprend. C'est ce qui m'a beaucoup orienté vers l'expérience utilisateur. La partie design visuelle vient tout simplement de mon expérience personnelle à moi et de ma volonté, et aussi des expériences que j'ai eues en tant qu'intégrateur, en tant que développeur, où je devais créer des choses qui, visuellement, avaient de l'attirance.

Voilà, c'est un peu un mélange de tout ça et de mon appétence pour cet aspect visuel que j'ai travaillé, moi tout seul de mon côté, mais aussi lorsque je crée des projets en tant qu'intégrateur et en tant que développeur. Ça vient à la fois d'une partie de mes études et aussi une partie des choses que j'ai créé. Mais déjà chez THP, j'avais envie de créer quelque chose de visuel et c'était la naissance de ce que je fais maintenant. C'était à l'époque, à travers le code et maintenant, c'est à travers des logiciels de programmation assistée par ordinateur.

Félix

Et d'ailleurs, est ce que le code est important pour ce genre de métier?

Paul

Le code je m'en sers tous les jours, c'est à dire qu'il y a plein d'aspects différents pour lesquels je peux utiliser le code. Par exemple être capable de communiquer clairement avec les équipes de développeurs avec qui je travaille tous les jours, j'ai vraiment un contact constant avec ces équipes là où je dois leur expliquer ma vision des choses et essayer de la traduire de manière à ce que eux puissent l'intégrer à leur code. Il y a aussi ma culture personnelle et du coup, quand je travaille sur des design, je suis obligé de prendre en compte que derrière, il va y avoir une équipe qui va devoir rendre ca fonctionnelle. Du coup, je dois penser à tout ça. Je ne peux pas inventer des choses incroyables qui seraient impossibles à mettre. Et c'est souvent le problème du designer quand il part un peu loin le développeur derrière s'en mord les doigts parce que c'est compliqué.

Moi, j'ai une approche très terre à terre par rapport à ça, parce que je l'ai aussi vécu, en tant que développeur et intégrateur. C'est dans ma réflexion constante en termes de design tout simplement parce que comme ça, je sais ce qui se fait sur Internet, je sais comment les technologies évoluent, je sais ce que les technologies proposent et ça, je peux le prendre en compte à la fois dans l'aspect de mon travail qui est design, mais aussi à la fois dans ce qui est expérience utilisateur parce que je comprends le code. Je comprends ce qu'il y a derrière le site. Donc je peux faire en sorte que l'utilisateur, que ce qu'il voit ça corresponde à ce qu'il va vivre à travers le site.

Félix

Tu as fais THP pour être digital nomade et maintenant, tu es actuellement sur Paris. Est ce que c'est un projet qui a été reporté? Est ce que c'est un projet qui a été annulé? Est ce que tu as encore envie de vivre ton rêve de Digital Nomade?

Paul

C'est jamais vraiment parti. Mais c'est quelque chose qui a été présent, ça a été un besoin de me former, peut être plus dans ces métiers là qu'on pouvait faire à distance parce que je voulais être sûr de moi. Je voulais être sûr de pouvoir en vivre, de gérer des gros projets à distance. C'est quelque chose qui est toujours extrêmement présent. C'est quelque chose que je vais réaliser plus tard, c'est sûr, qui est toujours dans ma tête.

Et là, j'ai enfin trouvé un peu ce que je voulais vraiment faire, c'est à dire toujours avoir cet aspect du code dans mon milieu de travail, mais sans vraiment mettre les mains dedans. C'est à dire que je l'ai, je communique là dessus, je me forme toujours personnellement, mais je n'en ai pas besoin au jour le jour, je n'écris plus de lignes de code.

Mais cet aspect là, il est toujours là. L'aspect design chez moi, il est en train de grandir et je suis en train de devenir un vrai product designer qui est capable de prendre des projets lourds, de créer tout seul et de gérer des projets. Je pense qu'à terme, mon expérience que j'ai actuellement de sédentaire va me servir pour faire ce que je fais là maintenant, juste le faire à distance avec un ordinateur, pouvoir gérer mes projets pour rassurer mes clients.

C'est toujours un projet qui est hélas toujours en projet, qui existe, que je n'ai pas abandonné, mais pour lequel j'ai besoin d'être certain de ce que je fais. Tu vas pouvoir démarcher des boites au fin fond de la Malaisie et de dire : "Ca, je peux le faire pour vous. J'ai les compétences là dedans et je vais le faire pour vous. Sauf que je vais voyager en même temps "

Félix

As-tu un conseil à donner au futur personnes qui pourraient t'écouter?

Paul

Je pense qu'il ne faut pas hésiter à se lancer, à prendre des risques dans les choses qui nous font rêver, parce que c'est quand même hyper important de réaliser ce qu'on a vraiment envie de faire profondément. Et là, moi, actuellement, même si je ne suis pas digital nomade, j'ai toujours ce rêve là. J'ai toujours envie de continuer là dedans et c'est toujours quelque chose qui reste. Et je pense que c'est important de le garder.

Même si c'est pour plus tard, même si c'est pas réalisable maintenant, il faut avoir un but, une direction et se dire quoi qu'il arrive, un moment ou un autre, ça va arriver. Je me donne les moyens pour le faire. Je travaille pour ça, j'apprends pour ça. Je me loupe pour ça aussi. J'essaye des métiers qui ne sont pas du tout ce que je veux faire au final ou qui sont plus trop ce que je veux faire. J'ai fait le producteur. Je ne pense pas que j'en referai encore. J'apprends un peu tout un peu partout. Je me forge moi même et je me dirige toujours vers ce que je veux faire. Et je pense que c'est important, soit de garder une direction et un sens vers ce que l'on a envie de faire.

Félix

Parfait sur ces belles paroles, je vais te remercier d'avoir pris le temps de me raconter ton parcours, ton aventure, ta vie. Merci beaucoup, Paul.

Paul

Merci beaucoup, Félix.

Lire le chapitre 5

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